BARBARE (zone -XIV-)

BARBARE (zone -XIV-) – European Museum of Translation

– on organise des territoires et on invente l’amour pour tenter la traversée –

conception, texte & performance : Mélodie Lasselin & Simon Capelle
création sonore : Quentin Conrate – Guy Lefebvre – Baptiste Legros
création lumières : Caroline Carliez
photographie : Martina Pozzan
vidéo : Joseph David
traduction : Klaudia Kijek (polonais), Samuel Frison (flamand), Anthi Polatidou & Clara Nizzoli (grec moderne), Roxane Magaut (allemand), Camille Rønn (danois)
voix : Marguerite Capelle, Selvia Skierska, Mina Giannouli, Louise Loison
regards extérieurs : François Frimat, Maxence Cambron, Anne Bogart, Gurshad Shaheman, Teresa Acevedo
production : ZONE -poème-
co-production : Superamas (Happynest #3)
soutiens : Troubleyn / Jan Fabre, La Rose des Vents scène nationale – Lille Métropole, Théâtre Jacques Tati – Amiens, Théâtre Massenet, CCN – Ballet du Nord, Arts Printing House – Vilnius (Lituanie), Latvian Centre for Performance Art – Riga (Lettonie), I-Portunus – Creative Europe, Le Vivat d’Armentières

Ce spectacle bénéficie de l’accompagnement happynest/Superamas soutenu par la Région Hauts-de-France, Amiens Métropole et le Département de la Somme.
Simon Capelle bénéficie du programme I-Portunus dans le cadre de l’aide à la mobilité en Europe.
Mélodie Lasselin & Simon Capelle sont artistes en résidence sur la saison 2019-2020 à La Rose des Vents scène nationale Lille Métropole avec le soutien de la D.R.A.C Hauts-de-France.

BARBARE (zone -XIV-) / European Museum of Translation est une performance en vingt-huit énigmes. Composées en dialogue avec les vingt-huit pays de l’Union Européenne, ces énigmes se proposent d’examiner les fondements, les figures et les fantasmes de nos cultures, hier comme aujourd’hui. Chacun de ces fragments offre une esthétique, un mode de représentation, qui invite le spectateur à réaliser lui-même l’entreprise de traduction nécessaire. Nous éprouvons ensemble, dans l’espace et le temps de la performance, cette utopie contemporaine : la communauté des différences.

28 ENIGMES

À VENIR

1 – DEUTSCHLAND
4 – BALGARIJA
5 – KYPROS
6 – HRVATSKA
9 – EESTI
10 – SUOMI
13 – MAGYARORSZAG
16 – LATVIJA
19 – MALTA
20 – NEDERLAND
22 – REPUBLICA PORTUGUESA
23 – CESKA REPUBLIKA
24 – ROMÂNIA
25 – UNITED KINGDOM
26 – SLOVENSKO
28 – SVERIGE

—« La langue de l’Europe, c’est la traduction. » —Umberto Eco—

—« Traduire, c’est mettre en scène. » —Antoine Vitez—

Nous partons de ce point : il faut renoncer à la possibilité d’une langue universelle et construire l’union dans la diversité (in varietate concordia).

L’Union Européenne a besoin d’une culture ouverte, faite de sensations, de structures, de territoires, et d’images qui révèlent la beauté des traversées, du passage d’une frontière, de l’ouverture à l’Autre.

L’expérience de cette richesse, il est nécessaire de la verser dans les formes de représentation, de construire d’autres modèles, d’autres langages, de lier les formes et les arts, et pour cela, traduire.

La genèse de BARBARE – European Museum of Translation commence en 2014 lors d’une visite du camp d’Auschwitz-Birkenau en compagnie d’un jeune polonais, Marius. Comment parler, comment imaginer ce qui n’est plus là, ce qui manque, si l’on a pas conscience de ce vide, de cette absence ? Notre recherche élabore une histoire en plusieurs épisodes, performances ou représentations, impliquant l’ensemble des pays européens dans un récit mythologique sur l’amour et la relation à l’Autre. Nous créons un musée éphémère et nomade d’oeuvres vivantes, captées dans cette entreprise de traduction, toujours en métamorphose, avec le désir d’accueillir le passage des spectateurs, de lui permettre de voir, d’entendre, de sentir une Europe poétique, politique, commune.

Notre création prend la forme d’un spectacle vivant entre performance et représentation où les spectateurs sont libres de rester aussi longtemps qu’ils le souhaitent, comme dans une exposition muséale. Nous travaillons avec des musiciens, des photographes, des plasticiens, des scénographes pour concevoir un espace entre le musée et le plateau. Un espace vivant aux métamorphoses toujours nouvelles, où tout est réalisé à la vue des personnes présentes pour partager l’expérience de la traduction, donner la possibilité à chacun de percevoir le processus nécessaire à la transformation des épisodes.

Le premier lieu, c’est notre corps. Interprètes, nous le sommes, de langages, de formes, d’images, de textes, de sons. Nous allons sur les lieux européens de la mémoire, de la représentation, de la culture. Nous recueillons les pensées, les paroles, les différences et nous chargeons ensuite le plateau de catalyser nos souvenirs et nos émotions. Nous cherchons toujours la diversité, non pas construire une succession, une liste amplificatrice, mais bien une transformation des énergies et des regards. Chaque énigme décide pour elle-même de sa constitution et se lie aux autres par la présence de ceux qui vivent dans l’espace à ce moment-là. Comme artistes performers, notre visée est le partage en temps réel, la découverte, l’expérience collective, l’amitié. Nous posons la question : quelle traduction opérer pour vivre l’Europe de demain ?