BARBARE (zone -XIV-)

– on organise des territoires et on invente l’amour pour tenter la traversée –

conception, texte & performance : Mélodie Lasselin & Simon Capelle
création sonore : Quentin Conrate – Baptiste Legros
création lumières : Caroline Carliez
scénographie : Emma Depoid
photographie : Martina Pozzan
vidéo : Joseph David
mobilier : Léo Pacquelet
avec la participation du groupe BarbareBand : Mélissa Vanoberg, Guillaume Potier, Baptiste Legros, Quentin Conrate
traduction : Klaudia Kijek (polonais), Samuel Frison (flamand), Anthi Polatidou & Clara Nizzoli (grec moderne), Roxane Magaut (allemand), Camille Rønn (danois), Valérie Oberleithner (autrichien), Līga Požarska (letton), Petra Boren-Supparo & Éric Supparo (suédois), Martina Semal Kubinska (slovaque), Alice Heathwood (anglais), Martina Pozzan (italien), ЯRсен ВасилеВ (bulgare), Beatrice Lăpădat (roumain), Emmi Hakala (finnois)
voix : Selvia Skierska (polonais), Mina Giannouli (grec moderne), Louise Loison (allemand), Valérie Oberleithner (autrichien), Rebecca Tetens (danois), Klara Tham (suédois), Kurt Buttigieg (maltais), Martina Pozzan (italien), Martina Semal Kubinska (slovaque)
regards extérieurs : François Frimat, Maxence Cambron, Anne Bogart, Gurshad Shaheman, Teresa Acevedo, Olivier Tirmarche
production : ZONE -poème-
co-production : Superamas (Happynest #3), le phénix – scène nationale Valenciennes Pôle européen de création dans le cadre du Campus partagé Amiens-Valenciennes
soutiens : La rose des vents scène Nationale – Lille Métropole, Théâtre Jacques Tati – Amiens, Théâtre Massenet, Latvian Centre for Performance Art – Riga (Lettonie), Sala Hiroshima (Barcelone), I-Portunus – Creative Europe, Le Vivat d’Armentières, Institut Français à Paris, Ville de Lille, Théâtre de l’Oiseau-Mouche, DRAC Hauts-de-France, Région Hauts-de-France, Ballet du Nord – CCN de Roubaix, Danse Dense, Latitudes contemporaines, Le Regard du Cygne, Petites scènes ouvertes, Collectif 12.

Ce spectacle bénéficie de l’accompagnement happynest/Superamas soutenu par la Région Hauts-de-France, Amiens Métropole et le Département de la Somme.
Simon Capelle bénéficie du programme I-Portunus en 2019 dans le cadre de l’aide à la mobilité en Europe.
Mélodie Lasselin & Simon Capelle sont artistes en résidence sur la saison 2019-2020 à La Rose des Vents scène nationale Lille Métropole avec le soutien de la D.R.A.C Hauts-de-France.
Ce spectacle est accueilli dans le cadre d’une résidence laboratoire au Vivat – Scène d’intérêt national Art et Création.

BARBARE (zone -XIV-) / European Museum of Translation est une performance en vingt-huit épisodes. Composés en dialogue avec les vingt-huit pays de l’Union Européenne, ces épisodes se proposent d’examiner les fondements, les figures et les fantasmes de nos cultures, hier comme aujourd’hui. Solo chorégraphique, pièce de théâtre, concert, installation plastique, film, performance etc., chaque épisode (d’une durée maximum de vingt minutes) se combine aux autres pour offrir une traversée organique, un voyage sur le vaisseau fantôme de la barbarie.

28 EPISODES

À VENIR

1 – DEUTSCHLAND
4 – BALGARIJA
5 – KYPROS
6 – HRVATSKA
22 – REPUBLICA PORTUGUESA
23 – CESKA REPUBLIKA
24 – ROMÂNIA

—« La langue de l’Europe, c’est la traduction. » —Umberto Eco—

—« Traduire, c’est mettre en scène. » —Antoine Vitez—

Nous partons de ce point : il faut renoncer à la possibilité d’une langue universelle et construire l’union dans la diversité (in varietate concordia).

L’Union Européenne a besoin d’une culture ouverte, faite de sensations, de structures, de territoires, et d’images qui révèlent la beauté des traversées, du passage d’une frontière, de l’ouverture à l’Autre.

L’expérience de cette richesse, il est nécessaire de la verser dans les formes de représentation, de construire d’autres modèles, d’autres langages, de lier les formes et les arts, et pour cela, traduire.

La genèse de BARBARE – European Museum of Translation commence en 2014 lors d’une visite du camp d’Auschwitz-Birkenau en compagnie d’un jeune polonais, Marius. Comment parler, comment imaginer ce qui n’est plus là, ce qui manque, si l’on a pas conscience de ce vide, de cette absence ? Notre recherche élabore une histoire en plusieurs épisodes, performances ou représentations, impliquant l’ensemble des pays européens dans un récit sur la relation à l’Autre. Nous créons un musée éphémère et nomade d’oeuvres vivantes, captées dans cette entreprise de traduction, toujours en métamorphose, avec le désir d’accueillir le passage des spectateurs, de lui permettre de voir, d’entendre, de sentir une Europe poétique, politique, commune.

Nous allons sur les lieux européens de la mémoire, de la représentation, de la culture. Nous recueillons les pensées, les paroles, les différences et nous chargeons ensuite le plateau de catalyser nos souvenirs et nos émotions. Nous cherchons toujours la diversité, non pas construire une succession, une liste amplificatrice, mais bien une transformation des énergies et des regards. Chaque matière décide pour elle-même de sa constitution et se lie aux autres par la présence de ceux qui vivent dans l’espace à ce moment-là. Comme artistes performers, notre visée est le partage en temps réel, la découverte, l’expérience collective, l’amitié. Nous posons la question : quelle traduction opérer pour vivre l’Europe de demain ?